Harmonisation des candidatures à la CENI. Minaku donne 24 heures aux groupes parlementaires
Pendant que tout le monde attendait l’entérinement des candidatures proposées pour diriger la CENI, certains groupes parlementaires ont présenté des appréhensions au Bureau de l’Assemblée nationale. 24 heures leur ont été données pour harmoniser leurs divergences
Concernant le délai tel que souligné à l’article 53 bis de la loi organique, Aubin Minaku estime que l’essentiel est de faire un travail sérieux. Car signée le 19 avril par le Chef de l’Etat, cette ordonnance n’a été portée à la connaissance du public que 8 jours plus tard *Voilà pourquoi il s’est donné 48 heures pour la publication de 13 noms, avant que le Chef de l’Etat ne signe une ordonnance d’investiture.
La plénière d’hier aura été la plus courte de cette législature. En effet, pendant que tout le monde attendait l’entérinement des candidatures des composantes Société civile, partis politiques de la Majorité et partis politiques de l’Opposition, c’est à une séance d’explication de la procédure par Aubin Minaku, président de l’Assemblée nationale à laquelle on a assisté.
Avant toute chose, il a rappelé que l’option a été levée à la plénière du 04 mai qui rappelait les principes de l’article 53 bis qui donne le rôle d’arbitrage à l’Assemblée nationale et fait obligation à cette dernière pour installer le nouveau bureau de la CENI dans un délai de 45 jours, à dater de la promulgation de la loi organique par le Chef de l’Etat.
Il a aussi rappelé l’article 12 de la même loi organique qui table sur la compétence, la neutralité et l’impartialité suivies de la probité morale des 13 animateurs. Par la suite, il a expliqué la procédure qui lui a permis de réceptionner les différentes candidatures. C’est ainsi qu’il dira avoir consulté les Groupes parlementaires, avant que certaines recommandations ne soient formulées.
Il s’agit du respect du principe de la liberté de chaque de chaque groupe parlementaire ; La publication du calendrier de la proposition de chaque nom ; L’affirmation du principe d’arbitrage de chaque groupe ; la nécessité de prendre en compte le principe de l’audit de la CENI et de la désignation du Secrétaire exécutif provincial et enfin, chaque groupe parlementaire devrait présenter 3 candidatures en respectant le choix de chaque province.
Du résultat
Selon Aubin Minaku, chaque groupe parlementaire devait présenter trois candidats de trois provinces différentes. Parmi les trois candidats, l’on devait nécessairement avoir une femme. Raison pour laquelle tout le monde s’y est conformé, en proposant les trois noms. La Société civile, à travers les associations d’éducation civique et électorale, a proposé trois noms, mais seulement un seul a été retenu. Pour leur part, les associations de défense des droits de la femme ont proposé un nom.
De leur part, les Confessions religieuses ont proposé un seul, ainsi que l’affirme le procès-verbal de leur réunion. Voilà pourquoi il a indiqué que du côté de la Société civile, il n’y avait pas d’appréhensions particulières, à l’exception des conditions qui concernent toutes les composantes. Par ailleurs, il a indiqué que son Bureau était déjà prêt pour présenter les 13 « oiseaux rares » à la plénière, même s’il faut réaliser un certain nombre de préalables.
Du côté des partis politiques de la Majorité présidentielle, il a cité le PPRD qui a proposé un nom ; le MSR et alliés, un nom ; l’AFDC et alliés, un nom ; le GPR, deux noms, le PALU, trois noms, Terre d’Avenir, trois noms. Il a souligné que l’ARD et Unité n’étaient pas retenus. Pour tous ces groupes parlementaires, il a révélé que les noms avaient été retenus et qu’il y avait certaines appréhensions qui exigent une harmonisation.
Concernant les partis politiques de l’Opposition, il a cité UDPS et alliés qui a présenté une seule candidature, MLC et alliés, une candidature ; UNC et alliés, une seule candidature et GPLD, une seule candidature.
24 heures pour harmoniser les vues
Il sied de souligner qu’après le discours du président Aubin Minaku, nombreux sont ceux-là qui attendaient qu’il leur accorde la parole. Cela s’est traduit à travers les bruits qui se sont dégagés. Ainsi, le Speaker de la chambre basse du parlement a rassuré ses pairs que les 13 candidats sont déjà là et il est même prêt à les présenter à la plénière. Mais avant d’y arriver, il a accordé 24 heures aux groupes parlementaires qui ont posé des questions, d’obtenir des réponses claires et d’harmoniser. De sorte qu’après aujourd’hui, soit 48 heures plus tard, que le Bureau présente la liste pour entérinement.
Au sujet du délai de quarante-cinq jours tel que voulu par l’article 53 bis de la loi organique, Aubin Minaku a expliqué que l’essentiel est de faire un travail sérieux. Car selon lui, la loi a été signée le 19 avril 2013, mais elle n’a été portée à la connaissance du public que 8 jours plus tard. Raison pour laquelle il s’est donné 48 heures pour la publication de 13 noms, avant que le Chef de l’Etat ne signe une ordonnance d’investiture.
A l’issue de cette réunion, nombreux sont les députés qui ont salué la transparence imprégnée par Aubin Minaku dans la gestion de la chambre basse du parlement. Un comportement qui rompt avec certaines mauvaises habitudes qui risquaient de ternir l’image de marque de cette Institution.
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