L’ouverture promise par Joseph Kabila avance… en témoignent d’indéniables actes posées !
L’homme des promesses tenues, Joseph Kabila, vient une fois se plus d’administrer la preuve de sa conformité aux engagements qu’il prend, notamment s’agissant de l’ouverture vers tous les compatriotes de divers courants en vue d’une fructueuse collaboration dans l’esprit de la cohésion nationale.
Le Président Joseph Kabila a nommé le mardi 21 mai l’opposant François Muamba à la tête du Comité de suivi de l’Accord-cadre signé le 24 février 2013 à Addis-Abeba.
En réaction, un dissident du Pprd, devenu opposant après une dizaine d’années de collaboration active avec le Raïs, s’est répandu en invectives dans les médias pour présenter le député honoraire de Kabeya Kamwanga en membre à part entière de la famille politique du chef de l’Etat.
Il en est même venu à réclamer le poste de rapporteur adjoint du Bureau de l’Assemblée nationale alors qu’il a conscience d’avoir boycotté la plénière au cours de laquelle cet organe a été mis en place en avril 2012.
C’est de bonne guerre, dirait-on. Mais c’est malsain pour la jeune démocratie congolaise.
En effet, on veut faire semblant de ne plus se souvenir de l’engagement solennel pris par le Chef de l’Etat dans son discours d’investiture du 20 décembre 2011, lorsqu’il avait déclaré, citation : « Président de tous les Congolais, je reste fidèle à mon ouverture d'esprit traditionnel. Je suis convaincu qu'ensemble, déterminés et motivés, nous ne pouvons que relever le défi de l'émergence de notre pays ».
« Je travaillerai donc, poursuivait le Chef de l’Etat, avec tous les compatriotes qui ont la passion du Congo et qui veulent sincèrement œuvrer à sa modernisation. Au service de la patrie, il n'y a point de camp politique. Seuls comptent la compétence, le patriotisme et la bonne volonté ». Fin de citation !
Bien des Opposants voulaient juger le Président de la République aux actes. Et voilà qu’au moment où il pose ces actes, la contestation s’enflamme…
C’est pourtant au nom de l’ouverture promise que deux ministres issus de l’Opposition, en l’occurrence Jean-Paul Nemoyato de l’Economie et Commerce ainsi que Remy Musunganyi de l’Industrie et Pme, sont au Gouvernement Augustin Matata Ponyo.
C’est au nom de la même ouverture que la délégation interinstitutionnelle en pourparlers avec le M.23 à Kampala comprend des Opposants avérés parmi lesquels Christian Badibangi.
Ainsi, avec la nomination de François Mwamba, l’ouverture avance. Peut-être qu’elle est moins bien perçue parce que trop lente aux yeux de ceux qui veulent voir plutôt les choses s’accélérer. Ceux dont les yeux sont rivés sur l’échéance 2016 !
Le contexte politique est tellement complexe que le Président Joseph Kabila ne peut qu’agir avec sagesse en prenant le temps nécessaire à la réflexion.
Il parle de cohésion nationale. Qu’est-ce qui s’observe cependant sur le terrain ? L’Opposition est de plain-pied dans l’agitation. Elle va de préalable en préalable. Déjà, elle est totalement divisée autour de la désignation du porte-parole, une initiative du gouvernement Gizenga qui en avait élaboré le projet de loi en 2007, à l’époque de la coalition « Amp-Palu-Udémo ».
On a tendance à oublier cette « curiosité » faisant que l’initiative de la loi portant statut de l’Opposition ne soit pas l’œuvre d’un Opposant alors que sous la législature passée (2006-2011), l’Opposition institutionnelle a bel et bien existé, mieux elle a librement fonctionné !
C’est comme si c’est sous Joseph Kabila, pour ne pas dire par Joseph Kabila, qu’elle existe et a même droit à deux postes au sein du Bureau de l’Assemblée nationale !
C’est, au demeurant, au travers de cette Opposition-là, malmenée souvent par que la branche non-institutionnelle, que celle-ci a fini par avoir voix au chapitre dans le cadre des élections du 28 novembre 2011.
A ceux qui ont le doute facile et la critique aisée, il est indiqué de rappeler que la loi instituant la Cei en 2005 et la Céni en 2011 tout comme la loi électorale ont été adoptées à l’Assemblée nationale et au Sénat avec la participation de l’Opposition institutionnelle !
Partant, il ne sert à rien et il ne servira à rien d’ergoter sur l’évidence. Aussi, personne de sensé ne peut mettre en doute l’esprit d’ouverture du Chef de l’Etat à l’égard de l’Opposition, sauf les Opposants habitués à arracher le bras aux Gouvernants qui leur tendent la main.
L’histoire renseigne qu’ils font rater au pays de grands rendez-vous avec lui-même : Conférences de Léopoldville, de Tananarive, de Coquilhatville, de Lovanium et de Luluabourg entre 1960 et 1965 ; Accords du Palais de marbre I et II, Conférence nationale souveraine, Conclave politique de Kinshasa, Accords du Palais du peuple, Concertations de la Cité de l’Union africaine entre 1990 et 1997 et, depuis 1999, Accord de Lusaka, Dialogue intercongolais, Conférence de Goma, Elections de 2006 et de 2011 !
Chacun devrait se demander comment, en homme averti, le Président Joseph Kabila ne peut-il pas prendre les dispositions nécessaires pour épargner aux concertations préconisées dans le cadre de la Cohésion nationale le sort des assises précédentes !
L’esprit d’ouverture, il l’a suffisamment démontré. Il ne va pas s’arrêter à le démontrer. Chacun de ses pas vers davantage d’ouverture devrait alors être encouragé. Plus qu’une question de pragmatisme, c’est simplement une question de bon sens…
Le Gouverneur Julien Paluku Kahongya dément catégoriquement toute prétendue coopération avec les FDLR. : Le gouverneur de la province du Nord-Kivu, Julien Paluku Kahongya a, au cours d'un point presse tenue ce jeudi 05 juillet, en sa résidence officielle, démenti catégoriquement les allégations faisant étant d'une prétendue coopération de sa part avec les rebelles rwandais des forces démocratiques pour la libération du Rwanda, Fdlr. Au cours de ce face-à-face avec la presse, l'autorité provinciale a tout d'abord éclairé l'opinion au sujet des efforts entrepris par la République Démocratique du Congo dans le cadre du rapatriement des rebelles et autres réfugiés rwandais ... lire la suite
COMMUNICATION DU GOUVERNEMENT DE LA RDC SUR LA SITUATION SECURITAIRE AU KIVU. : Le 30 avril 2012, une mutinerie éclatait dans trois unités des FARDC au Nord et au Sud Kivu. D’anciens membres de groupes armés intégrés récemment dans l’armée avaient déserté avec leur ancien chef, Bosco Ntaganda, pour tenter de lancer une énième rébellion armée à l’Est. On observera peu après des tentatives similaires ... lire la suite