Le gouvernement condamne l’attaque de Mutaho et salue la bravoure des FARDC
Le gouvernement de la RDC, par le biais de son porte-parole, le ministre des Médias, chargé de Relations avec le Parlement et de l’Initiation à la citoyenneté, Lambert Mende Omalanga, a réagi, hier mardi 21 mai, à l’attaque, par les mutins du Mouvement du 23 mai (M23), des postions des Forces armées de la RDC (FARDC) le lundi 20 mai à Mutaho, une localité située à une dizaine de kilomètres au Nord de Goma.
Il a salué la bravoure des éléments des forces loyalistes qui ont mis les assaillants en déroute après d’intenses combats qui dont duré trois heures. Il condamne cette « agitation criminelle ».
Le porte-parole du gouvernement congolais, le ministre des Médias, chargé de Relations avec le Parlement et de l’Initiation à la citoyenneté, Lambert Mende Omalanga, a indiqué que « le bilan de ces combats fait état de 15 éléments tués et 21 blessés parmi les pseudo mutins du M23 et leurs supplétifs étrangers, lourdement armés ». Tandis que « les forces gouvernementales ont enregistré 4 morts et 6 blessés », a-t-il ajouté.
ATTAQUE PREPAREE DE LONGUE DATE
Lambert Mende a fait savoir que « six assaillants ont été capturés par les FARDC ». Il en est de même de deux autres, dont un mineur d’âge, qui tentaient de prendre la fuite. La population s’est chargée d’eux en les remettant la Police nationale congolaise. Il a également déclaré que « des armés lourdes et plusieurs caisses de munitions, en provenance de l’extérieur, ont été récupérées dans deux positions avancées de l’ennemi passées sous le contrôle des forces régulières congolaises ».
Le porte-parole du gouvernement a aussi réfuté l’allégation selon laquelle l’initiative des affrontements revient aux FARDC. En effet, a-t-il relevé, « un porte-voix des mutins de M23 a même prétendu sue les miliciens de cette force négative avaient été pris à partie par les FARDC alors qu’ils étaient aux prises avec des éléments d’une autre force négative, le groupe armé rwandais FDLR (Forces démocratiques pour la libération du Rwanda) ».
Pour lui, « cette attaque, manifestement préparée de longue date au regard de moyens humains et matériels projetés par les forces négatives, visait, sans doute, à dissuader, voire empêcher, le déploiement de la Force spéciale d’intervention des Nations unies. Une brigade instituée par la Résolution 2098 du Conseil de sécurité pour soutenir la pacification et la stabilisation de l’Est de la RDC ». C’est ainsi que, a-t-il fait remarquer, « le M23 et ses mentors ont attaqué les FARDC après avoir quitté délibérément la table de la rencontre de Kampala, en y laissant les délégués du gouvernement seuls avec la facilitation ougandaise ».
L’OPTION MILITAIRE, UN DROIT INALIENABLE
Qu’à cela ne tienne, le gouvernement congolais, a fait valoir le porte-parole du gouvernement, « réitère sa détermination à mettre en application la stratégie triptyque du chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange, constant à rechercher des solutions politiques et diplomatiques à la crise humanitaire et sécuritaire provoquée par l’agression. Sans renoncer pour autant à l’option militaire qui reste un droit inaliénable pour tout Etat victime d’une agression militaire ». Aussi a-t-il rappelé le fait qu’« à l’instar d’un gouvernement diligent, nous savons bien qu’aucune guerre ne se termine de manière durable que par l’usage de la force ».
Quoi qu’il en coûte, a souligné Lambert Mende, « le gouvernement assumera pleinement sa responsabilité de sauvegarde et de protection des populations congolaises, y compris par l’exercice de la coercition, c’est-à-dire l’usage des moyens militaires légitimes qui sont à sa disposition ». Car c’est son devoir sacré de maintenir la situation de paix et de sécurité n’importe où sur toute l’étendue d territoire national. L’exercice de cette responsabilité n’étant pas négociable, a-t-il poursuivi.
Le Gouverneur Julien Paluku Kahongya dément catégoriquement toute prétendue coopération avec les FDLR. : Le gouverneur de la province du Nord-Kivu, Julien Paluku Kahongya a, au cours d'un point presse tenue ce jeudi 05 juillet, en sa résidence officielle, démenti catégoriquement les allégations faisant étant d'une prétendue coopération de sa part avec les rebelles rwandais des forces démocratiques pour la libération du Rwanda, Fdlr. Au cours de ce face-à-face avec la presse, l'autorité provinciale a tout d'abord éclairé l'opinion au sujet des efforts entrepris par la République Démocratique du Congo dans le cadre du rapatriement des rebelles et autres réfugiés rwandais ... lire la suite
COMMUNICATION DU GOUVERNEMENT DE LA RDC SUR LA SITUATION SECURITAIRE AU KIVU. : Le 30 avril 2012, une mutinerie éclatait dans trois unités des FARDC au Nord et au Sud Kivu. D’anciens membres de groupes armés intégrés récemment dans l’armée avaient déserté avec leur ancien chef, Bosco Ntaganda, pour tenter de lancer une énième rébellion armée à l’Est. On observera peu après des tentatives similaires ... lire la suite