À compter d’hier mardi 30 juillet à 2013 à 16 heures (heure de Goma), un délai de 48 heures est accordé à toute personne dans la région ne faisant pas partie des forces de sécurité nationales pour rendre son arme dans une base de la MONUSCO et rejoindre le processus DDR/RR
Dépassé jeudi 1er août 2013 à 16 heures (heure de Goma toujours), lesdites personnes seront considérées comme une menace imminente de violence physique à la population civile, et la MONUSCO prendra toutes les mesures nécessaires, y compris l’usage de la force, pour les désarmer conformément au mandat et aux règles d’engagement de la Mission.
Dans un communiqué de presse parvenu à la Rédaction du Journal L’Avenir, la Monusco informe l’opinion qu’elle va désormais considérer toute personne ne faisant pas partie des forces de sécurité nationales et, possédant une arme à feu à Goma et, dans les localités situées au Nord de la ville, comme une menace imminente pour les civils. Et, la Mission désarmera ces individus afin d’imposer une zone de sécurité pour protéger la région densément peuplée de Goma et Sake.
En effet, plus d’un million de civils vivent dans la région relativement étroite de Goma et Saké, ainsi que le long de la route qui relie ces deux localités où sont installés, entre autres, les camps des déplacés de Mugunga qui abritent provisoirement environ 70.000 personnes déplacées par le conflit.
Le même communiqué poursuit que depuis la mi-mai, cette région a connu des attaques répétées menées par le M23 contre les positions des FARDC, dans une tentative apparente de progresser sur Goma et Saké.
Lors de ces attaques, dont la toute dernière a commencé le 14 juillet dernier, le M23 a tiré indistinctement, y compris à partir d’armes lourdes, causant des victimes parmi les civils. Les installations de l’ONU ont également été prises pour cible par le M23. Ces menaces indirectes seront repoussées hors du territoire de Goma par la zone de sécurité, qui pourra être élargie et reproduite ailleurs, le cas échéant.
48 heures pour rendre son arme
Compte tenu du risque élevé que ces attaques font peser sur la population civile de la région de Goma et Sake, la MONUSCO appuiera les FARDC dans leurs efforts d’établir une zone de sécurité à Goma et dans les localités situées au Nord de la ville (voir la carte jointe).
À compter d’hier mardi 30 juillet 2013 à 16 heures (heure de Goma), un délai de 48 heures est accordé à toute personne dans la région ne faisant pas partie des forces de sécurité nationales pour rendre son arme dans une base de la MONUSCO et rejoindre le processus DDR/RR.
Dépassé jeudi 1er août 2013 à 16 heures (heure de Goma toujours), lesdites personnes seront considérées comme une menace imminente de violence physique à la population civile, et la MONUSCO prendra toutes les mesures nécessaires, y compris l’usage de la force, pour les désarmer conformément au mandat et aux règles d’engagement de la Mission.
« J’aimerais féliciter les FARDC pour leurs actions au cours des dernières semaines », a affirmé le Lieutenant-général Carlos Alberto dos Santos Cruz, Commandant de la Force de la MONUSCO, « Néanmoins, Goma et Saké restent très vulnérables et nous devons empêcher tous les éléments négatifs de continuer de poser un risque pour les civils de cette région », a-t-il poursuivi.
Pour sa part, M. Moustapha Soumaré, le Chef par intérim de la MONUSCO a déclaré :« Nous continuons d’appeler toutes les parties à trouver une solution politique au conflit actuel comme prévu par l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la République démocratique du Congo et la région », « En attendant, nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour protéger les civils contre la menace posée par tout groupe armé ».
Cette opération qui vise à imposer une zone de sécurité sera constituée pour la première fois, des éléments de la Brigade d’intervention de la MONUSCO qui travailleront conjointement avec la Brigade du Nord-Kivu de la Mission.
Où se trouve la Brigade ?
L’initiative de la Monusco est très appréciée par la population de Goma, la première à être concernée par cette situation d’insécurité et de circulation désordonnée d’armes. Mais la même population voudrait savoir où-ce qu’on en est avec le déploiement de la Brigade d’intervention qui a reçu pour mandat de neutraliser tous les groupes négatifs présents dans la Région. « Qu’on nous dise la vérité sur le déploiement de la Brigade, surtout qu’on l’annonçait à la fin du mois de juillet », s’est confiée la population au Journal L’Avenir, qui ne comprend pas pourquoi on fabrique un mythe autour de la Brigade.
On oublie vite que si la brigade existe, c’est grâce à une résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies. Et s’il y a des forces obscures qui empêchent son déploiement, que la Monusco ait le courage de le dire officiellement. Ainsi, les FARDC qui sont du reste très motivées sauront eux-mêmes se prendre en charge pour mettre hors d’état de nuire toutes les milices présentes dans cette partie de la République.
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